22 Juillet 2016

Hayabusa 2 : un bilan de santé pour l’atterrisseur MASCOT

Le 14 juillet 2016, les ingénieurs du Centre de contrôle de l’atterrisseur du DLR à Cologne ont rallumé les 4 instruments à bord de cet atterrisseur de la taille d’une boîte à chaussures, afin d’établir un bulletin de santé de la plateforme et des expériences embarquées.

« Nous effectuons ce type de contrôle une fois par an pour savoir si tous les composants du système et des instruments sont toujours en bon état de fonctionnement », explique Christian Krause, ingénieur au Centre de contrôle de l’atterrisseur à Cologne.

Le 3 décembre 2014, la sonde japonaise Hayabusa 2 de la JAXA (Agence spatiale japonaise), a été lancée vers l'astéroïde (162173) Ryugu, situé actuellement à environ 65 millions de kilomètres de notre planète. Elle l'atteindra mi-2018, et observera ce géocroiseur de 900 mètres de diamètre avant de larguer le petit atterrisseur franco-allemand MASCOT (Mobile Asteroid Surface SCOuT), à sa surface. Puis des échantillons seront prélevés par la sonde, avec un retour sur Terre fin 2020.

La sonde Hayabusa 2 et son atterrisseur MASCOT. Crédits : JAXA.

Un an après son lancement le duo Hayabusa 2-MASCOT est passé comme un éclair autour de la Terre pour prendre de la vitesse et a renvoyé des photos de notre planète avant de poursuivre sa route vers l’astéroïde Ryugu. Les observations effectuées depuis la Terre suggèrent que l'eau pourrait être présente dans son régolithe. Hayabusa 2 et MASCOT fonctionneront en tandem sur cette mission: l’atterrisseur collectera des données scientifiques « in-situ » qui aideront à l’exploitation des échantillons retournées sur terre par la sonde.

Mais 2 ans avant cet atterrissage, l’heure est au bilan de santé pour MASCOT. L’équipe du Centre de Contrôle a commencé par « réchauffer » l’atterrisseur soumis au cours de son long voyage dans l’espace à une température moyenne de -30°C. Ensuite, les commandes pour que l’atterrisseur effectue son bilan de santé de façon autonome ont été envoyées. 2 ans avant l’arrivée en orbite de l’astéroïde, 2 minutes sont actuellement nécessaires pour que le signal parvienne jusqu’à MASCOT.

En plus des équipements concernant la plateforme, les ingénieurs et les scientifiques ont vérifié le bon fonctionnement des 4 instruments scientifiques de MASCOT :

  • MicrOmega : microscope infrarouge hyperspectral pour l’analyse minéralogique in situ du sol, développé par l’Institut d’Astrophysique Spatiale (IAS), Orsay avec une maîtrise d’ouvrage CNES.
  • CAM : caméra champ large multi-spectrale pour fournir un contexte géologique aux sites visités, développée par le DLR (Berlin).
  • MAG : magnétomètre, développé par l’Université Technologique de Braunschweig (Allemagne).
  • MARA : radiomètre pour mesurer la température de la surface et déterminer l’inertie thermique de l’astéroïde, développé par le DLR (Berlin).

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